DJ Startup n’est pas un DJ et ses objectifs ne sont pas vraiment ceux d’une start-up puisque l’artiste dit avoir créé une machine dans le but de « relancer l’épidémie dansante de 1518* ».
Derrière son installation faite maison, le producteur corrézien jongle avec des sons numériques évoquant les débuts de l’informatique musicale. Des mélodies de guimbardes, flûtiaux et ocarinas dignes d’un jeu de rôle moyenâgeux embarquent les danseurs et danseuses dans des rondes aux breaks énergiques. Aussi fluide qu’un DJ-set et enrichi par l’utilisation d’un EWI (un instrument à vent électronique), un live de DJ Startup est un moment joyeux et décalé, où l’on danse sur des sons sur lesquels on n’avait jamais imaginé danser. Un moment inratable pour bien débuter cette soirée.
Vous ne verrez rien de plus fou cette année à Un singe en été que le live de DJ Startup. Entre musiques médiévales et de jeux vidéo, mais aussi 10 000 autres influences, parfois hétérogènes, mais avec lesquelles il retombe toujours sur ses pattes. Savant fou des musiques électroniques, il joue au milieu de la fosse, en quadriphonie, avec ses deux racks, pour un live jouissif et ludique, qui sait manier l’ironie sans jamais tomber la parodie.
*L’épidémie dansante de 1518 est un cas inexpliqué de « manie dansante » observé en juillet 1518 à Strasbourg. De nombreuses personnes dansèrent sans se reposer durant plus d’un mois, et il est raconté que certaines d’entre elles en seraient mortes, bien qu’aucun auteur contemporain aux faits n’ait relaté de décès.
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