Originaire de la Martinique, Maureen s’impose comme l’une des voix les plus singulières et audacieuses de la nouvelle scène caribéenne. Entre shatta, dancehall, trap, pop alternative et R&B, elle crée un style hybride, sensuel et percussif, où les textures électroniques rencontrent l’énergie crue des soundsystems antillais.
Révélée avec “Shenlong”, devenu viral dans les Caraïbes et au-delà, Maureen incarne une génération qui repousse les codes, assume sa force, sa féminité et son identité culturelle. Sa voix à la fois douce et hypnotique contraste avec des productions explosives, donnant naissance à un univers intense, nocturne et magnétique.
Sur scène, Maureen transforme chaque performance en un espace de liberté totale : chorégraphies, basses massives, énergie brute et communion avec le public. Son ascension fulgurante l’a rapidement menée des plateformes en ligne aux festivals et salles internationales, où elle continue de fédérer une communauté grandissante.
Artiste en pleine montée, Maureen redéfinit le son caribéen contemporain — moderne, sans compromis et résolument tourné vers le futur.
Pour enregistrer son premier album, Queen, Maureen s’y est reprise à plusieurs fois. Il était prévu en 2024, mais elle a tout remis à plat et fait le tri dans son entourage. Elle s’est, de plus, attachée à quelques principes : présenter toutes les sonorités antillaises contemporaines et chanter aussi bien en français qu’en créole, « passant de l’un à l’autre au feeling », dit-elle. C’est aussi pour elle l’assurance qu’on n’oublie pas que son shatta vient de Martinique, et qu’il ne perde pas son identité, de sa saveur, en voyageant et en étant adopté par d’autres pays.
Maureen : “La musique m'a toujours permis de résister à la négativité du monde”
Certifié disque d’or, c’est bel et bien le single Tic qui a braqué les projecteurs sur Maureen. Le morceau de la chanteuse s’est retrouvé sans que l’on sache vraiment comment chez Mugler, illustrant les improbables acrobaties de la mannequin star Bella Hadid à l’occasion du défilé printemps-été 2021. Ainsi les néophytes découvrirent le shatta. La chanteuse martiniquaire âgée de 26 ans revisite underground sulfureuse du dancehall jamaïcain qui, depuis quelques années, inonde les soirées branchées de la métropole. Impossible pour les noctambules de résister au rythme entêtant de ce genre musical électronique, un peu plus lent que le dancehall, dont les paroles assez élémentaires sont chantées… en créole. Car le shatta provient bel et bien de Martinique, île splendide des Caraïbes et région d’outre-mer française.
Le terme "queen" s'est petit à petit imposé dans le langage de la chanteuse, elle qui a très tôt utilisé l'expression de "bad queen". Maureen : "Et pourquoi Queen, aujourd'hui j'ai trouvé cette couronne, je l'ai mise sur ma tête et je ne baisserai ma tête pour rien au monde, pour personne."
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